États-Unis
Les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph se sont aventurées aux États-Unis pour répondre à la demande d'évêques sensibles aux besoins de soins hospitaliers pour leur population vulnérable. Les Hospitalières viennent de Montréal, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario. Elles implantent plusieurs hôpitaux et voient à la formation des infirmières. L'histoire débute en 1894 à Winooski, au Vermont.
Il n’y a plus de communautés de Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph aux États-Unis d'Amérique.

Fanny Allen Hospital, 1894‑2020
À la demande de Mgr John Michaud, cinq Hospitalières de St-Joseph de Montréal, avec mère Bonneau, comme première supérieure, arrivent à Winooski le 24 mai 1894 pour s’occuper des malades, des pauvres et des personnes les plus vulnérables du Vermont. Elles transforment l’ancien Hôtel Dunbar en un Hôpital qu’elles nomment Fanny Allen, en l’honneur de la première sœur américaine de la Congrégation.
Un nouvel hôpital est construit en 1968, avec des agrandissements ultérieurs et des services cliniques. En 1995, l’Hôpital Fanny Allen fusionne avec l’University Health Center, le Centre médical du Vermont sous l’égide de l’Université du Vermont, tout en conservant son héritage et sa présence catholique. En 1996, les Religieuses Hospitalières de St-Joseph et le Covenant Health Systems deviennent partenaires de l’hôpital. En 2008, les Religieuses Hospitalières transfèrent leurs responsabilités de partenariat au Covenant Health System.
Grâce à la création de la fondation de la Corporation de Fanny Allen en 1996, la mission des sœurs s’étend aux malades et aux pauvres afin d’améliorer la qualité de vie des plus défavorisés.
En 2004, les sœurs quittent le couvent et s’installent à la résidence Notre-Dame de la Providence, un établissement de soins résidentiels intercommunautaire à Winooski, dans le Vermont. La dernière sœur hospitalière à vivre dans le Vermont, sœur Irène Duchesneau, décède en décembre 2020.
Hôpital Bishop DeGoesbriand, 1925‑1967
L’évêque Joseph Rice souhaite la présence d’un hôpital catholique à Burlington. Il négocie avec les Religieuses Hospitalières de l’Hôpital Fanny Allen pour qu’elles gèrent un nouvel hôpital et en assurent le personnel. Les sœurs acceptent et nomment le nouvel hôpital Bishop DeGoesbriand, en l’honneur du premier évêque du Vermont.
En 1922, une campagne de collecte de fonds a été lancée dans tout le Vermont pour ce nouvel hôpital. Au cours de l’été 1925, l’hôpital est prêt pour occupation. Sœur Monahan, supérieure, et sept sœurs de la communauté de l’Hôpital Fanny Allen sont affectées à ce nouvel hôpital situé face au campus de l’Université du Vermont. Les sœurs vivent au quatrième étage de l’hôpital jusqu’à ce qu’elles déménagent dans une résidence située à quelques rues de là. Après de nombreux agrandissements, dont le Centre de réhabilitation du Vermont, l’Hôpital DeGoesbriand devient l’un des principaux hôpitaux d’enseignement de la Faculté de médecine de l’Université du Vermont.
En 1953, les écoles d’infirmières de l’Hôpital Fanny Allen et de l’Hôpital DeGoesbriand se fusionnent pour devenir l’École d’infirmières Jeanne Mance de Burlington, établissant ainsi un programme de formation en soins infirmiers plus élaboré dirigé par les Hospitalières de Saint-Joseph. En 1965, les étudiantes reçoivent leur formation de base en arts et sciences au Collège St. Michael’s de Winooski, Vermont.
En 1967, après deux ans d’études approfondies, l’Hôpital DeGoesbriand et l’Hôpital Mary Fletcher se fusionnent pour devenir le le Centre médical hospitalier de l’Université du Vermont avec un total de 585 lits.
Quelques sœurs continuent de servir dans l’établissement fusionné, tandis que d’autres sont nommées à l’Hôpital Fanny Allen et dans d’autres établissements de formation en soins infirmiers.
Il s’ensuit une évolution de la formation en soins infirmiers qui aboutit à la transition des programmes de soins infirmiers hospitaliers vers l’université. Le 6 juin 1971, trente-neuf femmes, de la 18e et dernière promotion de l’École d’infirmières Jeanne Mance reçoivent leur diplôme. Au total, 613 infirmières professionnelles ont été diplômées de l’École Jeanne Mance depuis l’inscription de la première promotion en septembre 1953.
À partir de mai 1971, la communauté porte le nom de Couvent Sainte-Famille. En raison du nombre de plus en plus restreint de sœurs, la communauté est fermée le 1er septembre 1994.
Source : Archives de l’Hôpital Mgr DeGoesbriand
Foyer Saint-Joseph – Résidence pour Aînés, 1943‑1962
En août 1943, Mgr Matthew Brady, évêque de Burlington, demande à la communauté de Fanny Allen d’accepter la gestion du Foyer Saint-Joseph, institution sous la direction de Vermont Catholic Charities, Inc. Cinq religieuses hospitalières sont affectées à cette mission, avec sœur Loiselle comme supérieure. Des rénovations importantes sont effectuées pour répondre à la demande croissante de soins pour les personnes âgées. En 1962, cette mission est transférée aux Filles de la Charité du Sacré-Cœur en raison de la nécessité croissante pour les sœurs de retourner à l’hôpital Fanny Allen.
