Causes de béatification de Jérôme Le Royer et de Marie de la Ferre
Les causes de béatification et de canonisation des fondateurs des RHSJ ont été introduites à Rome dans les années 1930 sans résultats. Plus tard, les dossiers ou Positiones rédigés par Dom Guy-Marie Oury, o.s.b., seront déposés à la Congrégation pour la cause des saints entre mai 1992 et juillet 1995. Ils seront évalués favorablement par des consulteurs historiens en 1993, 1995 et 1997.
La reconnaissance de « l’héroïcité des vertus » confère à une personne, y compris laïque, le titre de vénérable. Il s’agit d’une première étape, avant la béatification qui reconnaît le titre de bienheureux, alors que la canonisation reconnaît quelqu’un comme un saint ou une sainte de l’Église catholique.

Portrait de Jérôme Le Royer de la Dauversière, avec en main l’Acte de cession de l’île de Montréal. Tableau signé Émile Vézina, commandé pour le livre Monsieur de la Dauversière, 1947, par Camille Bertrand.
Jérôme Le Royer de la Dauversière, percepteur d’impôt à La Flèche, en France, est un père de famille, un homme de prière et d’action.
Le 2 février 1630, il se sent appelé par Dieu à fonder une communauté de Filles Hospitalières dédiée à la Sainte Famille sous la protection de saint Joseph, pour le service des pauvres malades.
Animé d’une foi inébranlable, Jérôme entreprend les autres missions reçues du Ciel : coloniser et évangéliser l’île de Montréal, et y établir un hôpital desservi par les Filles de Saint-Joseph.
Par le décret d’héroïcité des vertus signé à Rome, le 6 juillet 2007, Jérôme Le Royer est déclaré « Vénérable » par Benoît XVI.
Marie de la Ferre est née à Roiffé petit village du diocèse de Poitiers, en France en 1589. Le décès de sa mère vers 1601 et le second mariage de son père bouleversent la vie de la fillette. Sa tante Madame de Goubitz l’accueille alors au manoir du Grand Ruigné près de La Flèche. La vie sociale est animée et la jeune fille y prend goût.
Vers l’âge de 18 ans, Marie prend conscience que seul l’amour de Dieu et de son prochain peut donner sens à sa vie. Elle se met au service de sa tante et de ses cousins. De plus, elle visite les pauvres de Sainte-Colombe et les malades à domicile puis à l’Hôtel-Dieu de La Flèche que Jérôme Le Royer a fait rénover. Marie de la Ferre sera cofondatrice de la communauté de Filles hospitalières de Saint-Joseph fondée par Jérôme Le Royer.
En mai 1636, Marie de la Ferre entre à l’Hôtel-Dieu pour y servir les pauvres malades avec quatre compagnes. En 1651, elle devient supérieure et fondatrice d’un hôpital à Moulins. Elle y décède l’année suivante victime de sa charité pour les malades, lors d’une épidémie.
La Congrégation romaine pour les causes des saints a reconnu les « vertus héroïques » de Marie de la Ferre le 3 avril 2009.

Portrait de Jérôme Le Royer de la Dauversière, avec en main l’Acte de cession de l’île de Montréal. Tableau signé Émile Vézina, commandé pour le livre Monsieur de la Dauversière, 1947, par Camille Bertrand.

Ces reliquaires des fondateurs étaient jadis conservés à la communauté des Sœurs Hospitalières de La Flèche : à droite le coffret d’ossements de Marie de la Ferre et à gauche le reliquaire du cœur de Jérôme Le Royer.
